Comparatif
Palanquea ou le tableur partagé de suivi du parc
Le tableur partagé est l’étape que franchissent presque tous les centres après le classeur, et c’est un vrai progrès : plusieurs personnes y accèdent, on trie par date, on filtre les échéances du mois. Il pose ensuite deux problèmes que personne n’avait anticipés au moment de créer le fichier : il ne se scanne pas au ponton avec des mains mouillées, et il n’oppose aucun refus. Voici la frontière exacte.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Palanquea | le tableur partagé de suivi du parc |
|---|---|---|
| Recensement du parc | Une fiche par équipement, ouverte au scan de l’étiquette | Excellent, une ligne par équipement et des colonnes libres |
| Calcul des échéances | Une règle par famille, appliquée automatiquement à tout le parc | Formules à écrire puis à maintenir, une colonne par type de date |
| Alertes | Rappels à soixante, trente et sept jours, sans intervention humaine | Mise en forme conditionnelle, visible seulement si le fichier est ouvert |
| Usage au ponton | Scan sur téléphone, boutons surdimensionnés, lisible en plein soleil | Feuille difficile à lire sur mobile, saisie hasardeuse en combinaison |
| Travail sans réseau | Saisie complète hors ligne, synchronisation à la reconnexion | Dépend du service utilisé, risque de version divergente |
| Matériel hors échéance | L’équipement consigné disparaît des affectations de sortie | Une cellule rouge, que l’on peut ignorer ou effacer |
| Blocage de la location | Refus au comptoir pour un équipement non conforme | Aucun lien avec la location, la ligne ne sait pas qui loue |
| Photos et signature d’inspection | Photos du col attachées au numéro de série, signature du technicien | Fichiers stockés à part, liens qui finissent par se casser |
| Preuve après incident | Écritures non modifiables, auteur et horodatage sur chacune | Historique de versions, sans auteur par valeur ni signature |
| Coût | Abonnement mensuel sans engagement, reprise du fichier comprise | Gratuit, plus les heures passées à réparer les formules |
Ce qu’un tableur fait très bien, et qu’il faut garder
Un tableur est le meilleur outil de recensement qui existe. Il accepte n’importe quelle colonne, il se trie, il se filtre, il s’imprime, et il ne demande l’autorisation de personne. Pour poser à plat un parc de deux cents équipements avec leurs numéros de série, leurs volumes et leurs robinetteries, rien n’est plus rapide. C’est aussi pour cela que nous l’importons tel quel à la reprise : le travail de recensement déjà fait n’est jamais perdu, il est simplement rattaché à des étiquettes.
Il rend un second service, plus discret : il oblige à décider d’une nomenclature. Comment vous nommez vos blocs, comment vous distinguez un acier douze litres d’un alu quinze litres, comment vous notez les blocs privés confiés par les moniteurs. Cette nomenclature est ce que vous reprenez ensuite, et une structure qui tient un tableur propre depuis deux ans démarre nettement plus vite qu’une structure qui n’a que des fiches papier.
Le jour où la feuille de calcul cesse d’être fiable
Les formules de date sont écrites une fois, par une personne, puis modifiées par d’autres. Une ligne insérée au mauvais endroit, un copier coller qui décale une plage, un tri effectué sur une seule colonne, et la feuille continue d’afficher des dates parfaitement crédibles qui ne veulent plus rien dire. Le pire, c’est qu’elle ne prévient pas. Un classeur qui se trompe se voit, une feuille de calcul qui se trompe garde exactement la même apparence qu’avant.
Le second angle mort est l’écriture concurrente. Deux personnes qui saisissent le même après midi, l’une au local et l’autre au bureau, produisent tôt ou tard un écrasement. Sur un fichier de facturation, cela se rattrape. Sur un suivi d’équipements sous pression, cela signifie qu’une inspection visuelle a disparu et que personne ne le sait. C’est le moment précis où le tableur cesse d’être un outil de suivi pour devenir un risque.
Le tableur reste une bonne porte d’entrée
Rien n’oblige à choisir aujourd’hui. Un centre qui n’a jamais rien formalisé a tout intérêt à commencer par un tableur : une ligne par équipement, le numéro de série gravé, la date de la dernière visuelle, le dernier poinçon de requalification, le propriétaire réel. Quatre colonnes bien tenues valent mieux qu’un logiciel mal rempli, et ce fichier devient la source de reprise le jour où le parc dépasse ce qu’une feuille peut porter.
La bascule se déclenche presque toujours sur le même événement : une location qui part alors qu’elle n’aurait pas dû, ou un bloc hors échéance repéré sur le bateau. À ce moment, la question n’est plus de savoir si l’information existe, elle existe dans la feuille, mais de savoir pourquoi elle n’a arrêté personne. Un tableur ne peut pas arrêter quelqu’un, ce n’est pas ce pour quoi il est fait.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre parc tient sous une centaine d’équipements, que vous êtes une ou deux personnes à écrire dans le fichier, qu’il n’y a ni location payante ni sortie bateau quotidienne, le tableur est franchement suffisant. Il ne coûte rien, il se plie exactement à vos colonnes, et vous le faites évoluer sans demander l’avis de personne. Ajoutez lui une seule discipline et il tiendra longtemps : une ligne d’historique par intervention, avec le nom de celui qui écrit et la date réelle, jamais un écrasement de cellule.
Le verdict
Le tableur reste la meilleure façon de recenser un parc, et il fait une excellente source de reprise puisque nous l’importons tel quel. Il ne devient gênant que le jour où on lui demande de porter une décision de sécurité, parce qu’une feuille de calcul n’a pas d’avis, ne refuse rien et se laisse corriger sans laisser de trace exploitable. Le passage se justifie quand des clients payants louent votre matériel et qu’un bateau part tous les matins.
Questions frequentes
- Puis je importer mon tableur existant ?
- Oui, c’est même la reprise la plus rapide. Le fichier est importé tel quel et les colonnes sont mises en correspondance avec les familles d’équipement, les numéros de série et les dates connues. Ce qui manque le plus souvent, ce sont la pression d’épreuve et la date de fabrication, qui ne figurent que sur l’ogive : ces deux valeurs se relèvent bloc en main pendant la campagne de visuelles.
- Pourquoi mes formules de date finissent elles par se casser ?
- Parce qu’elles sont écrites une fois et modifiées ensuite par plusieurs mains. Une ligne insérée, un copier coller qui décale une plage, un tri sur une seule colonne, et les dates affichées deviennent fausses sans changer d’apparence. Sur un suivi d’équipements sous pression, une date fausse ne se rattrape pas au retour de plongée, elle se paie au moment du chargement.
- Un tableur peut il servir de registre de sécurité ?
- Il peut en porter le contenu, il ne porte pas la preuve. Un registre suppose des dates d’écriture, des auteurs identifiés et l’impossibilité de réécrire le passé. Une feuille partagée offre un historique de versions, ce qui n’est pas la même chose et que personne ne reconstituera devant un expert. Si vous restez au tableur, imprimez et signez au moins une version à chaque fin de mois.
Palanquea ou le tableur partagé de suivi du parc
Le tableur reste la meilleure façon de recenser un parc, et il fait une excellente source de reprise puisque nous l’importons tel quel. Il ne devient gênant que le jour où on lui demande de porter une décision de sécurité, parce qu’une feuille de calcul n’a pas d’avis, ne refuse rien et se laisse corriger sans laisser de trace exploitable. Le passage se justifie quand des clients payants louent votre matériel et qu’un bateau part tous les matins.